jeudi 5 novembre 2026
Cinéma de Villedieu-Les-Poêles
ADIEU MONDE CRUEL
Film franco-belge de Félix de Givry - 2026 (1H33)
Otto Vidal, 14 ans, a disparu après avoir adressé une lettre d’adieu aux élèves de sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna, une fille de son lycée, le reconnaît une nuit en train d’errer dans les rues de la ville.
Secrets de tournage :
– L’idée originale est née à la suite d’une discussion entre le réalisateur Félix de Givry et une amie au sujet des disparitions volontaires. Si le personnage principal devint plus jeune au fil de la réécriture du scénario, le projet s’est aussi teinté d’une dimension intime. Le cinéaste s’est en effet inspiré de son propre vécu au collège. Il confie : « Le film a une dimension autobiographique : j’ai subi du harcèlement au collège, pendant trois ou quatre années très intenses. À cette époque, il y a eu aussi plusieurs suicides dans ma famille. C’était une période très sombre. Le film est un mélange de tout ça et une volonté d’expier cette noirceur. »
– Projet indépendant au budget serré, le tournage s’est déroulé sur 35 jours — dont 10 en studio — et a été intégralement capturé en pellicule 16 mm par le chef opérateur Tara-Jay Bangalter. Pour surmonter les contraintes économiques, le réalisateur a utilisé des technologies atypiques pour de la prise de vue réelle.
– L’équipe a choisi d’implanter le décor de son histoire au cœur de la ville de Lisieux (entre autres le Terrasse Hôtel, le foyer Louis et Zélie Martin, la basilique Ste-Thérèse, le parvis de la cathédrale St-Pierre). Un cadre urbain vallonné et fortement empreint de religiosité qui offrait une esthétique hors du temps, rappelant le cinéma de Claude Chabrol. La ville possédant déjà cette atmosphère particulière et figée dans les années 1970, l’équipe de production est très peu intervenue sur l’aménagement des décors existants.
– La voix off qui rythme le long-métrage et lui confère son allure de conte n’existait pas lors de la phase d’écriture. C’est durant le montage que le réalisateur a ressenti le besoin de l’ajouter pour suspendre l’interprétation immédiate des faits et éviter les interrogations purement explicatives. C’est l’actrice Françoise Lebrun qui a été choisie pour enregistrer cette narration omnisciente, apportant sa musicalité et une grande douceur au récit.
Echange avec la productrice du film et débat sur la santé mentale des adolescents















