Mardi 13 octobre 2026 - 20H15
Salle de la Bourdonnière à ST MARTIN DES CHAMPS
ON IRA
Comédie dramatique française de Enya BAROUX - 2025 (1H37)
Marie a 80 ans. Elle est atteinte d’un cancer de stade 4 incurable qui la fait souffrir au quotidien. Lassée de sa maladie, elle voudrait bénéficier d’un suicide assisté, mais l’aide au suicide étant interdite en France, elle souhaite se rendre en Suisse où cette pratique est autorisée.
Elle a caché la gravité de son état de santé à son fils Bruno, immature, irresponsable et fauché, et à Anna, sa petite-fille adolescente. Elle prétexte un mystérieux héritage à aller chercher dans une banque suisse et elle leur propose de faire un voyage tous ensemble.
Elle embarque donc pour Zurich à bord d’un vieux camping-car familial, avec Bruno et Anna, ainsi que Rudy, son auxiliaire de vie rencontré la veille, enrôlé comme chauffeur et complice malgré lui. Sans oublier un cinquième passager : Lennon, le rat de compagnie de Rudy.
Commence alors un improbable road movie émouvant et touchant, ponctué de moments inattendus et souvent drôles.
Secrets de tournage :
-Il s’agit du premier long métrage de la réalisatrice Enya Baroux. Il est présenté le , en compétition officielle au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, où Hélène Vincent et Juliette Gasquet remportent le prix d’interprétation féminine.
– Fille de l’humoriste et réalisateur Olivier Baroux, Enya Baroux a commencé à écrire On ira après la perte de sa grand-mère, avec qui elle partageait une grande complicité. Si l’idée d’un film sur la fin de vie est née de cette expérience, la réalisatrice a mis plusieurs années à trouver le bon ton. Elle voulait éviter un récit trop personnel et a choisi de transformer ce drame en comédie pour aborder la mort avec légèreté.
– Dès l’écriture, Enya Baroux s’est rapprochée de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) pour s’assurer de la véracité des informations sur le suicide assisté. Si le film aborde cette question de société, la réalisatrice a voulu rester neutre.
– La musique de Dom La Nena, essentiellement composée au violoncelle, apporte une touche sensible sans jamais tomber dans le pathos. Le morceau Voyage, voyage de Desireless, choisi comme thème récurrent, symbolise à la fois le voyage final de Marie et une certaine nostalgie collective.
– L’idée d’intégrer une communauté gitane dans le récit est née d’un hasard. Quelques années avant le tournage, la réalisatrice a rencontré un gitan prénommé Yago, qui lui a parlé des rituels funéraires dans sa communauté. Ces conversations l’ont profondément marquée et lui ont inspiré l’idée d’un peuple qui accompagne ses aînés jusqu’au bout, à l’inverse de la froideur des hôpitaux.
Débat avec le Dr Régnier : La fin de vie et les soins palliatifs, sujet humain, juridique, sociétal.















