PICTOCALENDRIER

SEANCE ANNULEE

PICTOLIEU

Cinéma Le Star Avranches

Que la fête commence

Film français de Bertrand Tavernier - 1975 (2h00)

Synopsis :

Royaume de France, 1719.
A la mort de Louis XIV en 1715, le roi Louis XV est mineur et la régence du royaume est assurée par son grand-oncle, le duc Philippe d’Orléans.
Au pouvoir depuis quatre ans, ce débauché notoire est conseillé par l’abbé Dubois, manipulateur ambitieux.
En Bretagne, où sévit la famine, une révolte éclate contre le pouvoir. Un nobliau ruiné, le marquis de Pontcallec, veut soulever la province.
Pontcallec se rend à Paris pour y rencontrer Philippe d’Orléans. Celui-ci est très occupé… la nuit, par de petits soupers galants et de fines débauches et le jour, il gouverne en compagnie de l’abbé Dubois, son complice en parties fines.
Dubois poursuit ses propres ambitions (un chapeau d’archevêque et l’alliance anglaise), quitte à écraser dans le sang la révolte bretonne balbutiante et peu dangereuse. Pontcallec est donc arrêté à son arrivée à Paris et condamné à la déportation vers la Louisiane…

Voici le décor et les principaux protagonistes de Que la fête commence…, fresque historique délirante (mais à la véracité attestée) de Bertrand Tavernier, qui réunit en 1975 trois des plus grands acteurs français : Philippe Noiret (le duc d’Orléans), Jean Rochefort (l’abbé Dubois) et Jean-Pierre Marielle (le marquis de Pontcallec), 20 ans avant Les Grands Ducs de Patrice Leconte.

Secrets de tournage :
Après L’Horloger de Saint-Paul, Tavernier frappe fort pour son deuxième film, grande opération de dépoussiérage du film en costumes qui rafle quatre César en 1976. Avec sa caméra mobile, la multiplication des intrigues, ses dialogues au cordeau et la verve de ses personnages, il met en scène une farce bouillonnante dans une France décadente où la poésie le dispute à l’absurde dans des bacchanales dont la dépravation ferait rougir la bonne société d’aujourd’hui. C’est la France d’après la grandeur du Roi Soleil, qui s’endort dans la mollesse irresponsable du libertinage alors que le pays tremble et que la crise des finances publiques menace le régime.
Si le film se passe 70 ans avant la Révolution, il en annonce en tous cas les bouleversements avec une insistance qui montre la volonté de l’ex critique passionné de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière du cinéma français.

Hommage à Bertrand Tavernier (25 avril 1941- 25 mars 2021)